Archive pouroctobre 11, 2007

Pedophilia Erotica

 Bon matin à vous!

Je tiens d’abord à vous livrer un avertissement avant que vous n’entâmiez la lecture de ce billet;  le sujet étant particulièrement délicat et la mauvaise interprétation étant trop facile.  En aucun temps je ne prendrai position dans ce billet, je ne fais simplement que livrer une analyse froide et directe du sujet, évidemment, toujours selon ma vision de la chose…

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On en entend parler de plus en plus souvent dans les médias, particulièrement récemment:  La pédophilie.  Croyez-vous réellement que c’est un phénomène moderne issu d’un culte de la jeunesse omniprésent ou encore de la fulgurante ascension du net et au partage global de l’information qui l’accompagne?  Croyez-vous que c’est une maladie, un désordre psychologique important ? Croyez-vous que c’est à cause de la mode et du hiphop qui véhiculent tous deux des messages de plus en plus exhibitionnistes ?

En fait, la plupart d’entres vous diront que toutes ces réponses sont bonnes!!

Pourtant…

Étymologiquement parlant, certains s’en douteront déjà, le terme pédophile (qui détermine celui qui en souffre) provient des mots grecs paidos et philein, ou en traduction libre: l’amour des enfants.  Selon mes lectures sur wiki, le terme pédophilie (qui définit le désordre sexuel lui-même) serait apparu vers 1968 et serait un dérivé du mot pédophile, qui lui fut proposé comme terme d’usage en 1886, par un certain Dr. Krafft-Ebing (psychiatre) — Celui-ci cherchant à qualifier une attirance sexuelle envers les personnes impubère (ou en début de puberté) qui domine la sexualité d’un individu durant toute son existence.

Donc, il est à croire que scientifiquement parlant, nos sociétés s’intéressaient déjà à l’étude du phénomène avant 1886.

Il est d’usage courant (moderne) d’utiliser le terme pédophilie pour déterminer le type de déviance sexuel dont il est question dans ce billet.  Mais peut-être avez-vous déjà aussi entendu le terme pédérastie ??  N’avez-vous jamais entendu quelqu’un se faire traiter de pédéraste ?!  Ce terme prend racine en Grèce Antique, il y a près de 2500 ans de cela.  Toujours selon wiki, à l’origine, ce mot de grec ancien désignait une institution morale et éducative.  Cette institution ou plutôt ce courant intellectuel était bâti autour de la relation particulière entre un homme mûr et un jeune garçon. Genre de système de mentorat, selon ce que j’ai pu comprendre.  Ainsi, la restriction actuelle qui se limite surtout à la composante affective et sexuelle résulte à la fois de l’importance prise par le discours sexologique dans les sociétés occidentales contemporaines et du fait que la pédérastie éducative y soit depuis longtemps disparue en tant qu’institution…

Pour reprendre textuellement ce qui se retrouve sur wikipédia; Dans son sens contemporain, la pédérastie apparaît ainsi comme un cas particulier de ce que certains sexologues nomment hébéphélie ou encore éphébophilie, à savoir l’attirance érotique d’un adulte pour les adolescents (ou préadolescents), sans précision de sexe. Toutefois, ces vocables du discours médical ne font pas l’unanimité, et n’apparaissent de fait dans aucune des classifications internationales des troubles mentaux. Malgré quelques tentatives de récupération du terme pédérastie par certains psychiatres francophones, la pédérastie ne constitue pas aujourd’hui une catégorie médicale.  Donc voilà pour l’argument médical et le Doc Mailloux! lol!

Je tiens à redire que je ne cherche pas à détruire l’argumentation anti-pédophilie ou à lui chercher solution.  Je ne fais encore une fois qu’éclairer un sujet qui, selon moi, demeure encore obscure pour bien des québécois et québécoises.

En reprenant une fois de plus le texte trouvé sur wiki:

Les législations nationales fixent un âge de majorité sexuelle (au Canada, je crois qu’elle a été fixée à 14 ans — on parle ici de l’âge de consentement légal en matière de relation sexuelle) variable selon les États mais généralement inférieur à celui de la majorité civile (18 ans au Canada, comme tout le monde le sait!!) à partir duquel les relations sexuelles entre adultes et adolescents sont permises, sous certaines conditions (s’il y a consentement, bien sûr!) Dans plusieurs pays, cet âge peut varier selon qu’il s’agit de relations homosexuelles ou hétérosexuelles.

La pédérastie n’a cessé d’être présente dans la culture mondiale, y compris occidentale, et jusque dans les périodes de forte répression, comme en témoignent nombre d’œuvres à travers les peuples et les siècles.

Toutefois, la pédérastie fait plus souvent référence à l’amour (ou plutôt la relation affective impliquante) entre un homme adulte et un jeune garçon.  Au fil du temps elle a fini par englober aussi les relations avec les jeunes filles pour ainsi se rapprocher davantage de son terme d’usage jumeau, la pédophilie.

Le terme utilisé aujourd’hui, la pédophilie, a connu un certain succès dans diverses publications savantes des années 80. Notamment auprès des psychiatres (Hey! Doc!!) et en particulier dans la communauté scientifique québécoise en général, qui en a fait grand usage. Elle permettait de parler des relations sexuelles adultes-enfants comme d’une perversité médicale contemporaine, coupée de toute antériorité culturelle.

Ainsi transposé dans le langage courant par ces publications scientifiques (et autre), les médias s’emparaient du terme dans les années 90 afin de qualifier de neuf les affaires judiciaires de mœurs entre adultes et enfants. À ce stade de diffusion publique incontrôlable, bien peu savaient ce qu’il signifiait exactement. Les médias utilisèrent largement la déclinaison « pédophile », pour qualifier les prévenus (les contrevenants, pour ceux qui ne sont pas familiers avec les termes légaux!) concernés.

Vu la gravité des affaires judiciaires de ces dernières années (entre autres le cas Dutroux – survenu il y a quelques années en Belgique, je crois…), le mot « pédophile » a aujourd’hui pris le sens sémantique courant de violeur d’enfants, voire d’assassin de l’enfance, ou assassin tout court… Loin de leurs origines véritables, les mots « pédophilie » – et sa déclinaison « pédophile » – sont aujourd’hui du registre du vocabulaire médiatique et judiciaire.  Les deux termes sont également utilisés par des groupes de pression pour faire valoir leur point de vue dans un contexte émotionnel très fort.

D’autres groupes plus libéraux voient au contraire un bienfait pour l’enfant et militent pour une reconnaissance de ce principe. Selon eux, le problème est mal étudié et relève de trop de présupposés moraux et sociaux discutables à leur goût.  Et ce n’est pas une blague!  Je crois avoir déjà lu aux nouvelles qu’un groupe de pression hollandais militait pour faire reconnaître leurs droits à ce niveau!!!  Ils auraient même leur propre site web et un espèce de fanion ressemblant étrangement à celui des homosexuels (sauf qu’il s’agit d’un dégradé de bleu au lieu de l’arc-en-ciel traditionnel…)

Certains voient dans la pédophilie un « quelque chose » qui relève de la maladie, de la déviance, de la perversité, en un mot de la psychiatrie, et peut-être du soin.  Plusieurs solutions ont été avancé médicalement parlant, pour corriger les contrevenants…  On a qu’à penser à la castration chimique, fortement encouragé par notre célèbre psychiatre local, le Doc Mailloux!!  Il s’agit en fait de la thèse la plus reprise dans le discours psychiatrique sur le sujet.

D’autres y voient enfin une menace pour nos sociétés, et souhaitent s’en protéger activement, voire radicalement. Des associations diverses s’y emploient, par une prévention auprès des enfants, voire du « dépistage », en faisant pression auprès des législateurs pour intensifier « la lutte contre la pédophilie ».

En reprenant à nouveau textuellement ce qui est inscrit sur wikipédia:

La pédophilie rassemble en psychiatrie tout ce qui a trait aux relations sexuelles adultes-enfants. Elle peut être hétérosexuelle, homosexuelle, ou mixte. Elle concerne des hommes comme des femmes de tous âges. Elle peut coexister avec une sexualité par ailleurs normale de l’adulte en cause, ou s’associer à une impuissance, une anomalie anatomique.

Elle peut s’exercer au sein des familles, souvent dans le cadre de relations incestueuses, ou dans le cadre d’une fréquentation usuelle des enfants, comme l’école, les mouvements de jeunes — ce que les psychiatres appellent des « structures facilitantes », mais aussi au hasard des rencontres.

Elle ne fait pas forcément ou systématiquement l’objet d’un passage à l’acte. Le simple désir de relations sexuelles avec un enfant, entre dans le cadre de la pédophilie telle que décrite aujourd’hui. Elle peut aussi dépasser le cadre de relations purement sexuelles, et s’associer à des vexations, des atteintes à la personne, voire des meurtres. Elle peut être un acte isolé, ou une habitude.

Socialement, la pédophilie se manifeste par un désir ou un acte transgressif qui ne respecte pas la norme. L’adulte qui désire ou commet ce crime social a en principe conscience de la gravité de son désir ou de son geste; du fossé creusé avec le reste de la société, du renvoi à sa marginalité, son isolement face aux gens qui ont une sexualité socialement normale.

La conscience de cette transgression – potentielle ou réelle – est le plus souvent une culpabilité douloureuse, et entraîne chez l’adulte des mécanismes de résolution variés sur le mode névrotique.  Sans entrer dans les grandes thèses psychologiques, je vais tenter d’expliquer la chose simplement…

Selon ce que j’ai pu comprendre (merci à mon mineur arts es sciences en psychocriminologie!!!  Excusez-le!) il existe trois grands types de pédophiles.

Il y a d’abord les névrosés.  Ceux-ci font souvent face à trois alternatives.

Le première option consiste en l’abstinence volontaire. Le pédophile peut ne jamais passer à l’acte, retenu par la conscience de l’interdit ou la peur de la répression et se contentera d’images ou de fantasmes érotiques.  Ils peuvent alors demander spontanément l’aide de la psychiatrie (rare) pour partager leur fardeau et s’en débarrasser, ou enfin trouver une résolution plus définitive de leur contradiction intérieure dans le suicide ou le passage à l’acte – ou devenir prêtre! lol! (mauvaise blague…)

Enfin, certains pédophiles peuvent chercher une sublimation de leurs désirs dans des dérivatifs sociaux, culturels, artistiques ou pédagogiques.  Vous savez ceux qui peignent des enfants nus et qui font passer ça pour de l’art… Bref, il se cherchera une excuse socialement acceptable pour satisfaire discrètement ses bas-instincts.

La seconde alternative résulte en l’acte circonstanciel. Ainsi, il arrive parfois que le passage à l’acte est lié aux circonstances et non pas au désir, l’adulte impliqué n’a nullement cherché à réunir les conditions du passage à l’acte. Il s’est simplement laissé aller, sans avoir spécialement conscience de désirs pédophiles, dérapant devant un enfant dont il pouvait interpreter l’attitude comme séductrice.  Une fois la relation consommée (généralement de simples attouchements dans ces cas-là), l’adulte prend brutalement conscience de ce qu’il vient de commettre. Une tendance préalable (inconsciente) à la pédophilie est très probablement en cause ;

Certains adultes fourvoyés ainsi accidentellement et échaudés s’en tiendront là, et le silence retombera sur ce qui est probablement le cas le plus banal, le plus répandu et le plus discret de relations pédophiles, dont la divulgation ne dépassera pas le cercle familial.  Je crois qu’au Québec, les histoires qui nous sont rapportés médiatiquement, socialement et légalement parlant, font référence à ce type d’actes.

Enfin, la dernière solution serait l’acte justifiée.  Le terme explique tout.  L’adulte qui passe à l’action en toute conscience de cause, cherchera à se conforter en normalisant son geste, supposant le consentement de sa victime, s’autorisant à accepter qu’il ne fait rien de mal, que c’est acceptable.  Un peu comme les cas rapportés par le Journal de Montréal dernièrement, alors qu’ils ont piégé quelques pédophiles.  Ceux-ci ne semblaient pas saisir la gravité de leur geste, normalisant leur comportement, justifiant leurs actions par un supposé consentement de la victime…

Viennent ensuite les pervers. Volontairement ou psychiatriquement involontairement contestataire de la morale sociale établie. Ceux-ci n’intègrent pas les interdits sociaux et les contestent. L’acte pédophile peut être un moyen de transgression sociale, volontaire et délibérée et sera souvent revendiqué.

Ces pédophiles ont souvent un discours parfaitement structuré pour justifier leur conduite, présentée comme éducative et saine pour l’enfant. Le pervers pédophile recherche volontairement la relation sexuelle avec un ou des enfants, parfois de façon systématique en passant des uns aux autres au fil du temps ou en entretenant des relations avec plusieurs enfants en même temps.  J’imagine qu’il s’agit du type de prédateur qui traine un peu partout sur le web à la recherche de proie potentielle.  Un peu comme le cas rapporté dernièrement du type qui a écopé d’une peine exemplaire de 17 ans (je crois) en piégant plusieurs jeunes filles, en se faisant lui-même passer pour une jeune fille de 14 ans afin de les emmener à partager des commentaires et des clichés (photos) érotiques avec lui… Par la suite, pour récupérer son dû (exploiter ses fantasmes de façon concrètes), il menaçait de divulguer aux parents et amis les photos et discussions qu’il avait eu avec ces dernières.

Finalement, on retrouve les psychopathes.  Probablement les cas les plus sévères et les plus répressibles d’entres tous… Les psychopathes sont essentiellement des pervers sadiques, capables d’atteintes physiques graves envers les personnes, voire de meurtre. Peu d’entre eux s’attaquent aux enfants, même si les cas de ce genre provoquent une émotion considérable, ils restent en réalité exceptionnels.

Les psychiatres les considèrent d’abord comme des psychopathes, auteurs de crimes sexuels, pas comme des pédophiles comparables aux précédents, même quand les enfants sont leurs victimes préférentielles.

Par contre, quand on pense à toutes les disparitions de jeunes filles au Québec (pour n’en nommer que deux, Julie Surprenant et Cédrika Provencher) on peut facilement croire qu’il s’agisse d’un psychopathe.  Bien que leur corps n’ait jamais été retrouvé, on peut de toute évidence supposer leur mort, leur meurtre.  L’espoir de les retrouver est bien mince, bien qu’en Autriche, dernièrement, une jeune fille maintenue captive depuis plus de quoi… 12 ans ?!  A refait surface saine et sauve… Sans pour autant dire qu’elle redeviendra un jour saine d’esprit (après tous ces sévices!!) — Reste que celui qui l’a contrainte ainsi sera psychiatriquement parlant considéré comme un psychopathe, vue l’étendue et les conséquences de ses actions.  D’ailleurs, le jour même de son évasion, le bourreau s’est jeté devant un train, conscient de ce qui l’attendait.

J’aurais pu continuer encore longtemps à définir en profondeur le phénomène.  Mais ce billet s’étire et je ne veux pas tomber dans les bas-fonds de la psychologie et perdre davantage de lecteur… D’ailleurs, ceux qui auront tenu le coup jusqu’ici sont assez braves!  Je crois bien pouvoir vous compter sur les doigts d’une seule main! lol!

Mais tout ça pour en venir à un constat et c’était le but premier de ce ticket.  La pédophilie n’est pas un phénomène nouveau.  Autrefois acceptée, voire encouragée, aujourd’hui jugée et condamnée… La pédophilie a toujours existée.  L’Homme étant ce qu’il est, un animal, on ne peut espérer mieux de la bête.  Enfin, même avec nos structures sociales actuelles et nos normes, il y en aura toujours pour les contester, pour les contourner.

Les médias, encouragés par la masse et la justice, supportée par les victimes et les témoins de ces actes répressibles (selon moi et selon plusieurs autres!!!!) ont abaissé les projecteurs sur le phénomène en en faisant une cause nouvelle.  Cela a mené bien des gens à se questionner sur la chose, et c’est justifié.  Longtemps tenu sous silence, le sujet soulève aujourd’hui les passions.  Nombreux sont les gens qui ont été, par le passé, victimes de ce type de comportement. 

Personnellement, je trouve que le “coming-out” de la dénonciation pédophile ressemble beaucoup à celui de l’homosexualité.  Longtemps tenu dans l’ombre, le sujet peut désormais être débattu ouvertement (bien que subsistent encore bien des tabous!  Même au niveau de l’homosexualité…)  L’accessibilité aux tribunes publiques et au système de justice moderne (bien que parfois désuet! lol!) aura permi à plusieurs gens d’exprimer ce qu’ils refoulaient en eux depuis trop longtemps.

Alors maintenant que vous savez tout ceci… Maintenant que vous êtes légèrement plus conscients du phénomène et de ses implications morales, sociales, culturelles, psychologiques ou sexuelles… Croyez-vous toujours que les courants actuels (à savoir: le culte de la jeunesse, l’internet, le partage de l’information, la mode, le hiphop et sa culture débridé, etc.) sont responsables de la situation que nous vivons actuellement ?!  Croyez-vous sincèrement que nous sommes socialement (culturellement, moralement et tout l’tra-la-la) responsables du comportement de ces individus qui contreviennent aux normes que nous nous imposons ??  Notre société, avec sa nouvelle libéralisation, sa liberté d’expression, son individualisme maladif peut-elle être tenue seule responsable de la tourmente sociale dans laquelle nous sommes actuellement plonger à ce niveau ?!

Je serais très, mais TRÈS curieux d’entendre vos commentaires sur le sujet.  Je sais que ce billet était long, terriblement long et que je risque d’obtenir un seul bref commentaire, celui de Francis… Mais bon… J’ose espérer avoir su soulever quelques passions avec ce ticket et m’attirer les commentaires de quelques lecteurs!!?  J’attends vos réponses avec impatience!!!  Merci de participer! hehehe!

Cordialement,

PH!L