
DIVISER POUR MIEUX RÉGNER
À travers notre histoire, nombreuses sont celles faisant l’éloge ou dénonçant les récurrentes tentatives d’invasion mondiale. De Jules César à Attila, d’Alexandre le Grand à Gengis Khan, de Cyrus à Hitler. Plusieurs ont tenté en vain de s’approprier un contrôle globale sur les nations peuplant le Monde connu de l’époque.
Centralisation des richesses, du pouvoir et des ressources, voilà ce que cherchait à instaurer ces conquérants. Imposer un ordre nouveau, unissant les peuplades sous un seul et même fanion; le salut de l’Humanité peut-être ?
L’Homme est devenu Homme le jour où il a cessé d’être une bête. Et l’Homme a cessé d’être une bête lorsqu’il a commencé à s’unir à d’autres bêtes pour former des groupes de plus en plus adaptés aux conditions imposées par son environnement. Développant des stratégies de plus en plus évoluées afin d’y résister et ainsi subvenir plus efficacement aux besoins de ses semblables, l’Homme s’est arrêté et s’est mis à fonder des villages, laissant derrière lui ses tactiques nomades.
Les villages se sont ensuite concertés entre eux sur le partage du territoire et des ressources. Certains désaccords ont mené à des conflits tandis que d’autres ententes ont conduit à de solides alliances.
Au fil du temps, les unions et les échanges se multiplièrent entres les villages. S’enrichissant collectivement et prenant de plus en plus d’expansion, les villages sont rapidement devenus des villes où l’on marchandait, enseignait et débattait. C’est ainsi que les premières véritables civilisations ont commencé à développer leur âme, leur identité propre, leur culture.
Au fil des batailles, les villes s’unissent pour mieux résister aux assaillants barbares et commencent à former des royaumes. Royaumes où la culture et l’enrichissement de l’esprit collectif deviennent une priorité identitaire et nationale, une cause à défendre.
Les royaumes deviennent des empires et ces mêmes empires, dans le but d’assurer la sécurité de leur collectivité, décident d’entreprendre de large opération de conquêtes afin d’assimiler les peuples rebelles aux lois et aux idéologies qu’ils croient justes.
Je ne crois pas, mis à part certains conquérants barbares (comme par exemple: Attila, Genghis Khan et bien d’autres!) que le but premier des opérations de conquête était uniquement de s’approprier les richesses et les ressources de ses voisins. J’irais même jusqu’à dire que dans certaines de nos vieilles histoires, des causes idéologiques très nobles et très justes reposent derrière ces missions sauvages d’assimilation totalitaire.
La meilleure défense étant définitivement l’attaque, certains ont compris qu’ils valaient parfois mieux prévenir que guérir.
Lorsqu’une civilization en plein essor est entourée de sauvages et de barbares et qu’elle possède les ressources pour disposer de la menace qui étouffe son rayonnement, pourquoi attendre de subir l’aggression avant d’agir ? Pourquoi ne pas prendre les devants et instaurer l’ordre avant que le désordre ne s’impose ?
Tout ça pour en venir au sujet du jour…
Aujourd’hui, au 21e siècle, avec derrière nous un nombre inimaginables de récits guerriers où le sang fut versé abusivement pendant des générations, nous vivons une situation semblable à celle décrite un peu plus haut.
Une grande nation, peut-être la plus puissante de l’époque, vit une crise qui dure depuis déjà une cinquantaine d’années.
Cette nation basée sur un indélébile fond de guerre, a toujours gardé en elle cette profonde marque guerrière. D’ailleurs, elle a connu son plus remarquable essor vers 1943, un peu avant la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Ce pays-continent n’ayant pas été touché physiquement par la guerre et s’étant fait de nouveaux amis avec son efficace effort de guerre qui a permi de justement y mettre un terme, s’est révélé être un excellent financier pour aider l’Europe à se relever et à se rebâtir.
Une culture libre et jeune qui se répand facilement aux quatre coins du globe, une économie solide qui vient de lui garantir des intérêts pour les trente prochaines générations, une population nationaliste, fière et engagée et enfin, une tout nouvelle image de sauveur mondial qui lui permet de conclure des tas de nouveaux échanges commerciaux et ainsi développer davantage son réseau de relation internationale.
Bref, quand tout va bien…

Mais cette soudaine popularité ne plaît pas à tous et commence à faire des jaloux. Les Américains n’ont pas gagné cette guerre seuls et pourtant ils quittent en seul héro, emportant dans leur valise, la majorité des honneurs.
Le géant rouge de Sibérie a lui aussi fourni un effort de guerre considérable qui a vraisemblablement permi au monde libre de vaincre la menace fasciste. Mais la misère et la pauvreté continue de ronger la froide Russie, communiste jusqu’à la moëlle.
Dans ce grand jeu d’intimidation (La Guerre Froide) où la jeune Amérique tente de faire plier le vieil Eurasie, il n’y aura pas de véritable gagnant à l’époque, pas plus qu’il n’y a eu d’affrontement sur le terrain. La victoire viendra d’elle-même quelques années plus tard, lorsque la Mère-Russie abandonna ses idéaux communistes pour finalement s’engager péniblement dans cette nouvelle réalité capitaliste, fortement encouragée (et propulsée) par les Américains.
Par contre, ce climat d’incertitude, d’insécurité nationale, bien qu’incomfortable, fut profitable pour l’économie américaine. C’était comme une espèce d’économie de guerre où le moteur demeurerait sur le idle: La machine tourne, mais les dépenses en énergie sont minimes comparativement à celles engendrées lorsqu’on tient l’accélarateur au plancher!
Maintenir son économie et sa population sur le pied de guerre peut être une solution de rechange intéressante, si aucun conflit ne permet de s’y investir franchement.
Les américains s’y intéressèrent et prirent bonne note de l’expérience acquise durant cette prolifique campagne de peur. Peut-être un jour allait-il devoir se servir à nouveau de cette stratégique de dépannage afin d’insuffler à leur économie un souffle nouveau ?
D’année en année, les États-Unis auront su s’impliquer militairement dans la plupart des conflits qui ravagèrent la planète. Pour eux, c’était presque devenu un métier, agissant un peu comme des chasseurs de primes. À quelques occasions, ils ont même poussé l’audace à embraser davantage les conflits en s’impliquant de façon abusive et inappropriée. Certaines erreurs stratégiques sur le terrain et derrière les bureaux ont fait prendre conscience au Sauveur du Monde, que les guerres peuvent parfois s’avérer très coûteuses. À l’avenir ils allaient faire attention et être beaucoup mieux préparer.
Aujourd’hui les enjeux ont changé. Les plus renseignés sur le sujet savent très bien qu’il s’agit d’une guerre où les réelles enjeux sont économiques. Bien sûr, les gouvernements impliqués tentent de justifier leurs interventions en invoquant des causes de défense de la liberté, des valeurs morales, de sécurité nationale. Tout pour dire que c’est dans notre intérêt, bien sûr!
Les américains, aidé de leurs amis du reste du G8, dans le but de stimuler leur économie paresseuse depuis trop longtemps, ont été jusqu’à fignoler le plus improbable des scénarios. Plus ce sera gros, plus ce sera le sommet de l’improbabilité, plus il sera difficile de ne pas y croire!
Comme l’a dit Hitler lui-même: It’s easier to fall to a big lie, than to fall to a small one…

Traduction libre: Il est plus simple d’être piégé par un gros mensonge que par un petit…
Donc, plus le mensonge sera grand, plus de gens s’y feront prendre…
http://www.youtube.com/watch?v=1Yx9NRX37SM
Bien sûr, les théories de complot évoquant l’implication des autorités américaines font sourire ceux qui croient au mensonge! Étant donné l’importance du nombre de gens qui sont fermés à l’éventualité qu’il s’agisse bel et bien d’un coup monté de l’intérieur, les sceptiques demeurent en minorité et sont rapidement méprisés par une majorité écrasante.
Dans un monde d’aveugles, celui qui possède la vue sera considéré comme un fou. Seul un borgne pourrait témoigner en sa faveur… À moitié! Leur témoignage étant constamment tourné à la dérision par ceux qui ont toujours vécu dans la noirceur…
Personnellement, je crois que les événements du 11 septembre 2001 ont été minutieusement préparés par un consortium quelconque, implicitement dirigé ou appuyé par les gouvernements du G8 qui y voient une occasion socio-économique d’une importance capitale pour l’avenir du genre humain et de l’économie globale.

Une fois la stabilité restaurée dans les régions troubles et les ressources essentielles mises sous bonne garde, les 4 grands axes qui forment le monde contemporain vont entâmer une série de manoeuvres visant à rapprocher les cultures.
Avec la globalisation engendré par l’internet et la quantité d’échanges (monétaires, culturelles, sociales, etc.) qu’il implique, notre Terre se veut désormais de plus en plus petite. Le gens se sont tellement rapprochés les uns des autres depuis l’avénement du net, qu’on dit souvent à la blague qu’internet a fait de la Terre un gros village; un village global.
De plus en plus, les pays s’ouvrent au monde moderne. De moins en moins de nations peuvent se permettre l’isolationnisme qu’il pratiquait autrefois. Certaine nation, comme la Chine par exemple, connaisse des booms expansionnistes si fulgurants depuis leur ouverture sur le monde, que même les experts les plus chevronnés peinent à déterminer jusqu’où leur soudaine croissance peut aller et par le fait même les conséquences qu’elle va engendrer, mondialement parlant.
Tranquillement, mais sûrement, la globalisation fait son chemin. Petit à petit elle assimile les cultures et gagne en popularité en standardisant les habitudes, les comportements et les actions des gens impliqués.
Mais est-ce une bonne chose ? Le multi-culturalisme, au sens propre du terme, n’est-il pas un bienfait pour nos sociétés ? N’est-ce pas ce qui fait la beauté du genre humain ? La diversité culturelle…
Bien sûr vous aurez répondu oui au deux dernières questions.
Mais le diversité du genre humain n’est-il pas un sujet qui soulève souvent les passions, qui engendrent des guerres et qui provoquent le pire chez l’Homme ? La différence n’est-elle pas souvent source de malaise, de conflit ? La divergence des croyances, des idées ne sont-ils pas deux raisons qui ont entrainées quelques-unes des guerres les plus meurtrières de notre histoire ?
À vous d’y répondre!
Nous devons nous questionner…
Quelle est la meilleure option pour garantir le salut de l’Humanité à moyen et long terme ?
Devons-nous chercher à nous unir sous une seule et même bannière afin de partager ensemble une vision de loi, de culture et de morale commune ?
Ou encore, devons-nous préserver nos identités, croyances et idéologies respectives, chercherant continuellement des terrains d’ententes et d’accomodements mutuels ?
Le dilemne est présent… On le sent bien!
Pour ma part, j’illustrerai ma position à l’aide de la ligne qui nous permet de positionner nos opinions politiques. La plupart d’entre vous savez que selon cette ligne, les gens dit plus socialistes se retrouvent à gauche tandis que les gens plus nationalistes se retrouvent à droite. Les communistes-maoistes à gauche gauche gauche et les fascistes-totalitaires à droite droite droite!!
Et qu’en était-il si ce n’était pas une ligne, mais bien un cercle. Où poussé à l’extrême, un amour si grand pour sa nation fini par se transposer aux gens qui la compose. Un nationalisme inconditionnel et totalitaire agrémenté d’un socialisme égalitaire et généreux.
Imaginez que nous ne formions qu’une seule et grande nation…
Imaginez qu’il n’y ait aucune corruption possible au sein de la classe dirigeante (toujours élu par le peuple) et tentez de percevoir l’optimistation de l’efficacité au niveau de la gestion des ressources naturelles, des richesses, du savoir et du bien collectif.
Si nous mettions toutes les richesses de la terre dans le même panier et que nous donnions à chacun sa juste part du gâteau, nous nous assurerions des siècles de paix et d’harmonie sur Terre.
L’instauration d’une unité centrale de gestion, non-corruptible, d’un système législatif unique, d’une banque centrale unique, d’une instance décisionnelle unique et élue par le peuple dans le cadre d’une démocratie juste et accessible à tous, m’apparaissent comme autant de solutions nous rapprochant du New Order…

Bien qu’il est difficile d’accepter la standardisation de nos comportements, actions et habitudes sociales ainsi que le sacrifice de la diversité au profit d’une assimilation globale, quand on y réfléchit sérieusement, il devient évident que le salut de l’Homme passe par cette unification centrale telle que dénoncée dans le vidéo qui suit:
http://www.youtube.com/watch?v=4PpMdTmVMpo
L’Homme étant ce qu’il est au plus profond de son âme, une bête vorace et insassiable, il m’apparaît logique qu’il s’impose lui-même un cadre précis dans lequel il peut agir en toute liberté.
Il est certain que pour les individus qui dépassent déjà le large cadre social actuel, cela apparaît absurde, injuste et contestable. Je peux très bien comprendre.
Mais dites-moi, n’êtes-vous pas d’accord avec l’évidence ?!
L’Homme connaîtra de plus beaux jours uniquement lorsque tous les joueurs joueront avec les mêmes règles et que celles-ci s’appliqueront de la même façon (justement et équitablement) pour tous les joueurs !?
La réponse m’apparaît évidente!
Évidemment, toute cette pensée peut paraître utopique. Il y aura toujours des tricheurs, des corrompus et des bandits pour piller les justes et les francs…
Mais si l’on se fie au dernier vidéo en référence, peut-être bien qu’il sera possible d’espérer mieux.
Imaginez que chaque être humain soit muni, dès sa naissance, d’une micro-puce qui contient toutes les informations utiles sur sa personne.
Ainsi donc, chaque fois qu’il franchit une porte, un système de reconnaissance l’identifie et catalogue sa visite. Chaque fois qu’il s’achète un soda, celui-ci est compilé et débité de son compte de banque. Pour dévérouiller son véhicule et pour le faire démarrer il n’a qu’à présenter sa puce devant le lecteur. Quand il entre chez lui les lumière s’ouvre dès qu’il pénètre une pièce. Son système l’averti lorsqu’il doit prendre sa médication ou encore s’il a consommé trop de sucre dans sa journée… S’il se perd, on le retrouvera. S’il est dans une situation où sa vie est en danger, nous le saurons, les secours sont déjà en route.
Vous voyez le genre ? Bien sûr, on perd un peu de son intimité… Mais pour un individu qui n’a rien à se reprocher, je vois mal où est le malaise!?
Du coup, le crime est pratiquement enrayé. Quelques marginaux veulent s’en prendre au système ou cherche à le contourner ? Désactivation de la puce, ou encore, application de mesure restrictive.
Exemple: La puce ne reconnaît plus votre identité pour le dévérouillage et l’activation d’un véhicule. Votre compte en banque est gelé. Vous ne pouvez pu pénétrer tel ou tel endroit. Bref, si ces mesures sont appliqués dans le cadre d’une loi juste et clairement défini à tous les citoyens et citoyennes, j’appuie la motion!
Perdre un brin de mon intimité au profit d’un système de contrôle juste, efficace et pratique… Je signe où ?!
Que faites-vous de si gênant ou de si compromettant qui vous pousserait à rejeter un système de la sorte ?
N’y voyez-vous pas des fonctions et des applications intéressantes ?
Bref, ils m’ont eu… Ça y est… J’adhère… Je veux ma puce! J’veux participer au concours de dessin du premier drapeau universel…
Ma position s’est éclaircie au fur et à mesure que j’écrivais ce billet!! Au départ, je l’avouerai, j’étais de l’autre côté de la clôture, tout à fait contre la globalisation et l’abandon de la diversité. Je suis fier d’être ce que je suis et de mon individualité.
Mais n’est-ce pas justement ce même individualisme qui présentement nous cause tant de problèmes?
Le me, myself and I actuellement en vogue est en train de nous empoisonner l’existence. Il est grand temps de penser aux autres, de penser de façon beaucoup plus large, beaucoup plus constructive…
Comme on dit; de voir plus loin que le bout de son nez! Il est temps de réfléchir au bien collectif, au rayonnement de l’Humanité, à la mise en commun des énergies, des ressources et des lois… Il est temps de sacrifier certaines vieilles croyances, certaines vieilles tendances… Il est grand temps que nous devenions des Hommes!
Fini le “Chacun pour soi !! ” … Bienvenue au célèbre: “Un pour tous et tous pour un !! “
J’devrais changer le titre de mon billet… Mais non… Ça m’tente pas, j’le trouve accrocheur!
Bonne nuit,
PH!L